Dimanche 7 mars 2010
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Jean-Robert Pitte et Jean Pierre Coffe ont remis vendredi 5 mars un rapport sur la restauration universitaire à la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse. Ce rapport met en
avant huit propositions dont trois ont été reprises par la ministre.
La création de « boutiques de proximité » n’est pas adaptée aux besoins des étudiants
Alors que plus de 18 % des étudiants n’ont pas une alimentation équilibrée faute de moyens financiers, la LMDE s’interroge sur les actions retenues par la ministre dans ce domaine. La création de
« boutiques de proximité » tel qu’envisagé, ne constitue pas une réponse adaptée aux besoins des étudiants.
Il est en effet peu probable que ces boutiques proposent des produits moins chers que ce qui se pratique déjà dans un certain nombre de magasins « low coast ». D’autre part, cette proposition ne
répond en aucun cas à la problématique du manque de matériel et d’espace dédié pour cuisiner, notamment en cité universitaire.
Alors que la restauration universitaire reste le principal levier pour favoriser une alimentation équilibrée des étudiants, l’état actuel de l’offre ne permet pas de répondre à l’enjeu d’une
alimentation équilibrée pour tous. Seuls 21 % des étudiants ont la possibilité de se rendent quotidiennement au RU et parmi eux ils sont 74% à déclarer avoir mangé des aliments variés et
équilibrés contre 64 % pour les étudiants qui ne se rendent pas tous les jours au RU.
Plutôt que de créer des « boutiques de proximité », la LMDE demande une augmentation des moyens alloués à la restauration universitaire. Les CROUS doivent être en mesure d’assurer une
restauration sur tous les sites universitaires et proposer une offre variée, à bas prix et sur une amplitude horaire la plus large possible (matin, midi, soir et week end).
Revoir l’organisation du temps universitaire pour sanctuariser une véritable pause déjeuner
La LMDE se félicite que la question du temps des étudiants et de leur rythme de vie soit abordée au travers de la question de la pause déjeuner. En effet, 40% des étudiants considèrent que le
manque de temps est un problème dans leur vie quotidienne et déclarent avoir des difficultés dans la gestion de leur emploi du temps. Les contraintes horaires, le rythme de vie particulier des
étudiants entre études et salariat engendrent un stress important qui n’est pas sans conséquences sur les conditions de vie et l’état sanitaire des étudiants.
La réflexion ne doit pas seulement s’engager sur l’adaptation de l’offre horaire des RU au rythme de vie plus soutenu des étudiants. Des actions sont également à mener sur l’organisation
universitaire afin d’élargir les plages horaires destinées au déjeuner. Le temps du déjeuner doit être aussi un temps de pause et de détente, indispensable à une attention optimum lors des cours
de l’après midi.
Pour la LMDE, il est désormais impératif de remettre en place un cadrage national des calendriers universitaires instaurant un temps de pause minimum pour déjeuner.
Impliquer les étudiants pour mieux les sensibiliser à une alimentation équilibrée
La LMDE se félicite de cette volonté de mettre en place des campagnes de promotion et d’éducation à la santé en matière d’alimentation et rappelle sa disponibilité pour participer et déployer ces
campagnes. Les acteurs de terrain, telles que les mutuelles étudiantes, doivent bénéficier des moyens nécessaires aux actions de prévention et d’éducation à la santé qu’ils mènent au quotidien
sur les campus. Si la ministre de l’enseignement supérieur a retenu l’idée de telles campagnes, il n’est pas fait mention des moyens qui y seront alloués.
Contact presse national:
Catarina VERSOS
01 56 20 85 46 / 06 12 50 11 63 - cversos@lmde.com
Par Les élus de la LMDE en Bretagne
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Publié dans : Communiqués
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